19/02/2017
L'ahurissant battage médiatique autour de Pénélope Fillon !
Réflexions d' Antoine BRUNET , ancien de la Cour des Comptes sur le Penelopegate
Réflexions éclairées d'un ami, ancien de la cour des comptes.
Chers tous,
J'ai comme vous été assommé par la cataracte médiatique du Penelopegate.
Mais ensuite j'ai enquêté et réfléchi. Voici quelques éléments à cet égard.
S’ils vous paraissent valables, vous pouvez les faire circuler.
Amitiés à tous,
Antoine BRUNET
>Je n’épiloguera pas dans cette note sur l’aspect médiatique des choses, que chacun connait puisque c’est l’essentiel de ce que traitent les médias.
> La présente note vise au contraire à tenter d’analyser et d’éclaircir le fond du dossier.
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> . y a-t-il emploi fictif?:
> A mon avis non: c'est impossible pour plusieurs raisons, l'accusation ne tient pas.
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> . d'abord est-ce que Pénélope a réellement travaillé ?
> La réponse est nécessairement oui. M Fillon, comme tous les députés, ne peut pas travailler sans assistant parlementaire, dont le rôle est à la fois divers et très chargé: suivre l'actualité, préparer des notes de synthèse ou des dossiers sur des sujets complexes, préparer les discours amendements et interventions à l'Assemblée, recevoir l'énorme courrier d'un parlementaire et rédiger les réponses, écouter les solliciteurs, représenter le député localement quand il est indisponible, préparer l'emploi du temps et suivre les rendez-vous et déplacements, ...
>
> Bref, il faut quelqu'un de fort calibre et ayant du temps disponible. C'est un travail qui relève du niveau Administrateur civil de la fonction publique.
> J'ai fait du Cabinet ministériel, je n'ai jamais autant travaillé.
>
> Or à aucun moment le Canard n'a dit: « le travail était fait en réalité par Mr X, Mlle Y et Mme Z, donc pas par Pénélope ». C'était pourtant le seul moyen de prouver que Pénélope n'aurait rien fait. Et à ma connaissance, personne n'a cité le nom d'autres assistants parlementaires que Mme Fillon. Si donc elle était bien la seule, comment imaginer qu'elle n'ait pas fait le travail ? Comment le député Fillon aurait-il pu fonctionner ?
> Ainsi l'accusation d'emploi fictif paraît peu vraisemblable.
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> . ensuite, même si Pénélope n'avait pas travaillé, y aurait-il détournement de fonds publics ?
> La réponse est non, car jusqu'en 2012, les fonds concernés étaient privés : personne n'obligeait M Fillon à dépenser son enveloppe destinée à payer un ou plusieurs assistants. Il pouvait garder les fonds entièrement pour lui, leur emploi était totalement libre. Une fois ces fonds arrivés sur son compte bancaire, il en avait la libre disposition. C'était des fonds privés, comme son salaire de député.
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> Donc il ne pouvait y avoir détournement, puisque le parlementaire en avait le libre emploi, sans avoir à en rendre compte à personne.
> Et encore moins de détournement de fonds publics, puisque ces fonds étaient privés.
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> Ce régime de libre utilisation des fonds a cessé fin 2012. Depuis 2013, les sommes non utilisées à payer un ou plusieurs assistants parlementaires reviennent à l'Assemblée. A partir de cette date les fonds sont « fléchés », leur nature est un peu différente. Ne cherchons pas à en dire davantage, puisque les faits sont antérieurs à ce changement de régime : à partir de 2013 Mme Fillon a cessé d'être rémunérée par son mari. M Fillon a expliqué qu'il avait cessé de le faire parce qu'il avait senti monter la réprobation publique contre ces emplois familiaux, pourtant légaux, et que, pour tenir compte de cette inflexion de l'opinion, il avait pris d'autres personnes pour remplacer son épouse.
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> Ainsi la qualification de détournement de fonds publics ne peut être retenue.
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> . si enfin cette qualification était néanmoins retenue, l'auteur des faits pourrait-il être poursuivi en justice ?
> La réponse est non car les faits sont trop anciens. De tels "délits" (emplois fictifs, détournement de fonds publics) se "prescrivent" par trois ans. Après trois ans on ne peut plus les poursuivre. Or les faits remontent largement à plus de trois ans. Rien que pour ce motif la procédure diligentée à grand fracas contre Fillon est « bidon ». Si la PJ avait été honnête, elle aurait refermé le dossier en 24 heures en disant: les faits sont prescrits et ne peuvent plus être poursuivis. Et on n'en parlait plus.
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> Au lieu de cela, elle fait durer l'affaire, sans aucune chance d'aboutir, ni sur le fond ni sous l'angle de la prescription, uniquement pour ternir la réputation du candidat qui apparaissait bien placé pour gagner l'élection, et dégoûter les électeurs de voter pour lui.
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> . passons à présent au plan moral, qui est celui qui est le plus retenu par le public et le plus lourd à porter :
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> Y a-t-il eu népotisme ?
> Oui au sens littéral. Mais cette situation est légale, organisée et encadrée par les assemblées parlementaires. Plus de 100 parlementaires emploient des membres de leur famille comme assistants parlementaires, sans que personne n'y ait trouvé à redire. Cette pratique est sans doute regrettable, mais on ne peut en accuser M Fillon sans devoir en accuser aussi les autres parlementaires qui sont dans le même cas et sans ouvrir une enquête judiciaire à leur encontre. Ce que ni les médias ni la justice ne font.
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>
> Y a-t-il eu rémunération abusivement élevée ?
> La réponse est non, les rémunérations pratiquées sont normales : il convient pour les apprécier de considérer la totalité de la période dénoncée par les médias. Si on rapporte ces salaires « énormes », aux quelque 25 ans de mandat de député ou sénateur (hors périodes de poste de ministre), ils ont été en moyenne autour de 2.400 E nets par mois.
>
> Ce montant est à comparer à la rémunération mensuelle d'un Administrateur civil (= catégorie A), qui va de 2.100 E bruts en début de carrière à 3.600 E (et davantage pour le hors classe, le hors échelle
) sans les primes qui s’y ajoutent, et qui sont en moyenne de 20% du traitement brut. On peut comparer le net de Pénélope au brut d'un administrateur sans les primes.
>
> Un assistant parlementaire a été interrogé à la TV, pour savoir si la rémunération de Pénélope était excessive. Il a répondu que si cela avait été lui l'assistant de Fillon, pendant toute la période en question, cela aurait coûté plus cher que les sommes énoncées par le Canard enchaîné. Je l'ai vu et entendu moi-même.
> Ceci n'a été repris par aucun média.
>
> Pour résumer :
> . le travail d'assistant parlementaire a bien dû être fait par quelqu'un, et si ce n'est par Pénélope, par qui d'autre a-t-il été fait ? Il n'y a pas d'emploi fictif.
> . les fonds, à l'époque des faits étaient d'emploi libre et, par conséquent, n'étaient pas des « deniers publics », mais des fonds privés. Il ne peut y avoir de « détournement de fonds publics
> . les faits allégués sont prescrits et ne peuvent être poursuivis. Il ne peut y avoir d'enquête de police et encore moins de mise en examen.
> . l'emploi de membres de la famille est légal et largement pratiqué par des parlementaires de tous bords, dont aucun n'est poursuivi,
> . les rémunérations étaient normales pour le poste concerné.
>
> Tout ceci montre qu'on est devant une bulle médiatique doublée d'un détournement de procédure par l'autorité publique, consistant à faire durer une enquête judiciaire « bidon », dans le seul but de persuader une opinion non informée que les faits étaient immoraux et délictueux, afin de fausser l'élection présidentielle.
>
> S'agissant des médias, rien de surprenant. On se souvient que lors de l'élection de Hollande, les médias s'étaient entendus pour réaliser chacun de leur côté un « vote blanc » anonyme de leurs personnels, reproduisant celui qu'ils avaient émis pour le scrutin réel. Résultat : 85 % avaient voté Hollande.
>
> S'agissant des pouvoirs publics, rien d'étonnant non plus quand on connaît le respect de la gauche pour la légalité, la présomption d'innocence et la moralité.
>
> Alors, pour qui voter ?
> Procédons à la revue des choix possibles :
>
> . à l'extrême gauche, Mélenchon, le candidat du « peuple ».
> Son programme économique est désastreux, fondé sur le gonflement du smic et des prestations sociales, le recrutement massif de fonctionnaires, le matraquage fiscal, la fermeture des frontières et le reniement de la dette publique. Ce programme est idéal pour accélérer les délocalisations des entreprises comme des hommes et femmes ayant reçu une instruction supérieure, c'est à dire pour vider le pays de sa substance.
>
> Et pour financer tout cela, on répudierait nos dettes (les banquiers n'avaient qu'à pas nous prêter, c'est de leur faute ! Sic) et on emprunterait à la Banque de France.
>
> Ce programme est inspiré de celui de Hugo Chavez au Vénézuela, qui a fait en peu d'années de ce pays prospère, assis sur un immense gisement de pétrole, un des pays les plus pauvres du monde. La fermeture des frontières françaises par des droits de douane élevés est un suicide collectif, quand on sait que la part du commerce extérieur est d'à peu près la moitié du PIB. En même temps, c'est la hausse assurée des prix intérieurs du fait des droits de douane, de l'inflation dûe aux emprunts à la Banque de France (interdits par les règles européennes, donc, sortie de l'Europe), de la perte de compétitivité, sans compter les mesures de rétorsion inévitables du reste du monde envers nous.
>
> Bref, évitons Mélenchon.
> Au plan moral, rappelons-nous que l'intéressé s'est déclaré opposé à ce qu'on demande aux candidats de publier leurs revenus, parce que son patrimoine est de plusieurs millions et qu'il gagne environ 30.000 E par mois en tant qu'élu cumulant plusieurs mandats.
>
> . puis M Hamon.
> Sa semaine de 32 heures approfondira la chute de la compétitivité de nos entreprises, comme l'ont fait les 35 heures, cependant que le « revenu universel », qui coûterait chaque année autant que tout le budget de l’État, ne peut être financé qu'en doublant tous les impôts (la TVA à 40 % par exemple) ou en s'endettant comme la Grèce.
>
> La France irait tout droit sous la tutelle du F M I, comme en 1958, situation dont nous a tirée l'arrivée de de Gaulle, remettant tout en ordre, et ouvrant le pays sur le monde pour le faire repartir.
>
> Donc, évitons M. Hamon.
> Au plan moral, jusqu'ici aucune « casserole » n'a été détectée contre lui, à ma connaissance.
> Mais il y a plus grave, c'est la destruction par son programme de ce qui reste de la « valeur travail » déjà mise à mal par les 35 heures.
>
> . puis M Macron.
> On attend son programme. Le peu qu'il en ait exposé consiste à créer de nouvelles dépenses. Il ne prend parti sur rien, ou, quand il le fait, c'est pour renier ce qu'il a défendu comme ministre. Il se présente comme le candidat de la rupture et du renouveau, alors qu'il regroupe sous son aile l'essentiel des ministres de M Hollande. Bref, M Macron, c'est le nouveau Hollande.
> Si on est satisfait du bilan de M Hollande, alors il faut voter Macron.
>
> Au plan moral, pas un mot sur la gangrène islamique qui est devenue la préoccupation N° 1 des français, et qui fait le lit de Mme le Pen.
> Rappelons en outre que M Macron a consommé en huit mois 80 % des frais de représentation de Bercy, dont une partie semble l'avoir été pour des fins électorales personnelles, sans qu 'aucune enquête judiciaire n'ait été ouverte pour le laver de ce soupçon.
>
> . Mme le Pen :
> c'est le mariage des extrêmes, de gauche et de droite : son programme économique est d'extrême gauche, c'est celui de M Mélenchon (voir ci-dessus), motif pour lequel, d'ailleurs, au Parlement européen le Front national s'est vu refuser sa demande d'adhésion au groupe d'extrême droite.
>
> Son programme monétaire est la sortie de l'euro, par création d'un euro français dont la valeur sera déterminée souverainement par l'Etat et avec lequel seraient remboursés les emprunts publics (NB : ceux-ci sont libellés pour l'essentiel en vrais euros ou en dollars, et sont détenus pour les deux tiers par des étrangers): on rêve ? On va vers des dévaluations en chaîne, dues à la perte de compétitivité des entreprises. Personne ne voudra de notre euro national. Personne ne voudra plus de nos emprunts publics.
>
> Elle promet de fermer les frontières à l'immigration et aux marchandises et d'expulser les étrangers en situation irrégulière. C'est la politique de la Ligne Maginot et du recroquevillement national. Elle croit sans doute qu'en agissant ainsi elle empêchera les élites et les capitaux de fuir le pays pour aller créer des entreprises ailleurs et qu'elle encouragera les investissements étrangers chez nous.
>
> Son programme budgétaire consiste à s'affranchir des règles d'équilibre de Maastricht. On fera le déficit qu'on voudra, financé par la Banque de France, enfin libérée des contraintes européennes, redevenue « souveraine . Vive la « planche à billets » et les nouveaux « assignats ».
>
> Mme le Pen c'est le nationalisme + le socialisme. Ça a un nom, qu'il ne faut pas prononcer, parce qu'il rappellerait de mauvais souvenirs.
>
> Donc, évitons Mme le Pen.
> Au plan moral, pour se limiter à l'actualité récente, rappelons que Mme le Pen doit personnellement 350.000 E au Parlement européen, pour avoir pris son concubin comme attaché parlementaire, ce qui est interdit à Bruxelles, et avoir fait financer sa campagne en France par les fonds européens. Elle refuse de rembourser ces sommes et fait donc l'objet de poursuites judiciaires de ce chef. Ceci ne semble émouvoir personne.
>
> Alors, il reste qui, si on veut sortir du Hollandisme sans tomber encore plus bas ?
>
> Il reste M Fillon, le seul à présenter un programme complet et cohérent de redressement du pays appuyé sur une force de caractère capable d'en assurer la mise en uvre.
>
> Et on irait douter de lui et du programme de redressement de la France au motif qu'il fait l'objet d'une campagne mensongère de la part des « immobilistes », profiteurs du statu quo, qui creusent des trous dans le bateau pour s'amuser un peu, en se fichant pas mal de le faire couler !
>
> Mais où avons-nous la tête ? Nous voulons voter pour tous ces marchands d'illusions qui nous conduiront à ce que sont devenus la Grèce ou le Vénézuela (sans compter l'Argentine, Cuba et bien d'autres) ?
> Ou alors allons-nous nous abstenir courageusement, pour ne pas avoir à choisir, en nous cachant la tête dans le sable pour ne pas voir ce qui va nous arriver ?
>
> Allons donc !
> Personnellement, je n'ai pas d'états d'âme. Je voterai Fillon, et je le ferais même s'il était fautif. Car mieux vaut un fautif qui sauve le pays qu'un candidat bien propre qui le conduise au précipice. Sans compter que par les temps qui courent, les candidats bien propres ne sont pas légion. Après tout, ni Colbert, ni Mazarin, ni Napoléon, ni Talleyrand, ni Clémenceau, ni la plupart des grands hommes d’Etat qui ont oeuvré pour le bien du pays, n’étaient de petits saints, malgré ce qu’ils s’efforçaient de paraître.
>
> C’est pourquoi je voterai Fillon et je le fais savoir autour de moi pour redonner du courage à ceux qui doutent.
>
La communication initiale de Fillon a été faible, c'est à nous de prendre le relais.
>
> Je vous ai aidé à y voir clair ?
>
> Amitiés à tous
> Antoine BRUNET
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18/02/2017
Pour l'interdiction des manifestations "contre les pseudo violences policières"
Le député LR Eric Ciotti a réclamé “l’interdiction” de la manifestation parisienne “contre les pseudo-violences policières”. “Je demande au ministre de l’Intérieur d’interdire ce rassemblement dont le déroulement pourrait être émaillé de troubles à l’ordre public. Les Français ne comprendraient pas qu’une fois de plus, on laisse s’exprimer une défiance vis-à-vis des forces de l’ordre sur la base de pseudo-violences policières”, a-t-il déclaré dans un communiqué.
Eric Ciotti “dénonce également l’attitude irresponsable et inadmissible des responsables du Syndicat de la magistrature, qui n’ont aucune légitimité pour représenter les magistrats mais qui, en s’associant à cette mascarade, jettent le discrédit sur l’ensemble de la magistrature”.
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Les propos sidérants de bêtise de M. Macron
La colonisation c'est un crime contre l'humanité? Non. c'est M. Macron qui est un crime contre l'intelligence !
Quand les Francs ou les Romains ont colonisé notre pays, c'était un crime contre l'humanité? Quand les Turcs ont colonisé le Moyen-Orient, c'était un crime contre l'humanité? Quand les Arabes ont colonisé l'Algérien c'était un crime contre l'humanité ?
S'il avait un peu de culture, M. Macron saurait que la Terre est peuplée de criminels contre l'humanité. Il saurait que toutes les Nations se sont formées en colonisant des territoires forcément habités...
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Macron...
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17/02/2017
Appel de la société civile en faveur de François Fillon
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10/02/2017
Appel de la société civile
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06/02/2017
Enfin, François Fillon a réagi à la scandaleuse attaque des médias
Conférence de presse de François Fillon ![]() |
Mes chers amis, François Fillon |
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05/02/2017
Les "Républicains" dans le 10e
Le parti Les Républicains (quel nom!) est décidément bien absent dans le 10e arrondissement de Paris. Normal. Nous savons tous pourquoi... Ce n'est pas lié à l'"affaire" Fillon mais à la gestion désastreuse des militants par les directions départementale et nationale de ce parti...
Ce dimanche 5 février par exemple, au Marché saint-Quentin, seuls les partisans de M. Macron et ceux de M. Mélenchon étaient présents...
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04/02/2017
Le témoignage d'un assistant parlementaire...
Gérard Jung a écrit :
Parce que j'ai été attaché parlementaire, beaucoup de ceux qui me connaissent m'ont demandé comment faire le tri entre tous les éléments qu'ils ont lus dans la presse ces derniers jours à propos du fonctionnement de l'équipe qui entoure chaque député.
Je tiens à préciser tout de suite que si je soutiens François Fillon depuis la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012, les éléments que je donne ci-dessous sont ma propre analyse et mon propre ressenti. Je laisse chacun y puiser ce qu'il voudra.
Avant tout, le cabinet parlementaire constitue juridiquement une TPE. Le député embauche et rémunère librement ses collaborateurs, sur la base de contrats de travail de droit privé, qui prennent automatiquement fin en cas d'interruption du mandat parlementaire.
Pour rémunérer ses collaborateurs, chaque député dispose d'une enveloppe mensuelle de 9 561 (lorsqu'il laisse l'Assemblée nationale gérer ces contrats et payer les charges patronales), 14 341 s'il décide de tout gérer lui-même. Sur les 9 561 , il doit donc encore acquitter les charges salariales (précision technique pour les puristes).
Dans les faits, l'immense majorité des députés laisse l'Assemblée s'occuper de tout.
Chaque député organise à sa guise le travail de son équipe, avec des collaborateurs dont le travail peut être très divers : agenda, logistique, courriers, dossiers législatifs, dossiers locaux, réunions, questions au Gouvernement, amendements, relations presse, relations avec les élus, relations avec la population, communication, rendez-vous, représentation, conseil, etc.
Ce travail répond en fait aux trois fonctions remplies par un parlementaire :
1/ il représente le peuple ;
2/ il vote les lois ;
3/ il contrôle l'action du Gouvernement et des administrations.
Bref, le travail est gigantesque, et la politique est bien souvent le lieu où les militants viennent donner un coup de main bénévole (mise sous pli, distribution de documents à la population, logistique des réunions publiques, réseaux sociaux, etc.). Il y a plutôt trop de travail que pas assez !
François Fillon est aujourd'hui attaqué non pas pour avoir rémunéré son épouse et deux de ses enfants, mais parce que certains soupçonnent qu'il s'agirait d'emplois fictifs, sans travail réalisé en contrepartie.
Comme je viens de le souligner, ce n'est pas le travail qui manque autour d'un député. J'ai croisé des dizaines et des dizaines de parlementaires, davantage encore de collaborateurs, et la plupart d'entre eux sont des passionnés, qui ne comptent pas leurs heures.
De même, il est inimaginable qu'un élu fasse une carrière politique durant 35 ans (François Fillon a été élu pour la première fois en 1981) sans que sa / son conjoint(e) ne lui apporte au quotidien un soutien et une aide de tous les instants, surtout si elle / il n'a pas une autre activité professionnelle à côté.
Quid du niveau de rémunération pour le conjoint non salarié du chef d'entreprise ?
Comme dans n'importe quelle TPE, il est fréquent que le conjoint participe de fait à l'activité sans percevoir de salaire.
Quand la structure trouve l'espace d'une rémunération, il peut y avoir ensuite une forme de rattrapage salarial, en contrepartie de toutes les années de bénévolat.
S'agissant de Pénélope Fillon, elle n'a pas été rémunérée entre 1981 et 1997.
Puis elle a bénéficié d'un salaire comme attachée parlementaire jusqu'en 2013 (avec manifestement un rattrapage salarial).
Elle a perçu 639 000 euros net sur cette période (les médias parlent en brut pour gonfler la somme).
Ramené à 35 années de travail aux côtés de son mari, nous arrivons à l'équivalent d'un salaire net mensuel de 1521 .
Tous ceux qui se scandalisent du montant de 830 000 brut devraient méditer sur la période concernée
Si j'avais travaillé durant 35 ans aux côtés de François Fillon, sur la base du salaire de 2600 net que je touchais en 2007, j'aurais coûté bien plus de 830 000 brut (faites le calcul : 1,4 million d'euros brut - et par souci de simplicité, je n'ai pas tenu compte du 13e mois...).
Mais quel travail a donc bien pu réaliser Pénélope Fillon ?
Sans doute un travail de petite main pour un grand nombre de courriers reçus au domicile (François Fillon n'avait pas de permanence parlementaire en circonscription). Un soutien logistique également.
Un travail de conseil, relecture (c'est ce qui semble ressortir de la bouche de l'avocat de François Fillon).
Un travail de représentation, aussi, accompagnant son mari, ou se substituant à lui quand il n'était pas disponible.
Pénélope Fillon n'aurait-elle pas pu remplir toutes ces tâches sans être rémunérée ?
Si, sans doute.
Mais en France, la loi autorise les parlementaires à salarier leurs proches.
De très, très nombreux élus le font, ponctuellement ou de façon pérenne.
C'est fréquemment le cas pour les enfants étudiants des députés ou sénateurs, dont les parents mettent ainsi le pied à l'étrier professionnel.
Mais alors, pourquoi cette brusque poussée de fièvre concernant François Fillon ?
Qui ne voit pas l'opération de destabilisation à quelques semaines de la présidentielle ?
"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose", proclame Francis Bacon dans son Essai sur l'athéisme.
Interrogeons-nous maintenant sur le niveau de rémunération des enfants de parlementaires : n'est-il pas excessif ?
On peut parfaitement le penser dans certains cas. Mais
1/ ce montant reste à la discrétion du parlementaire et
2/ on sort du débat sur le caractère fictif de l'emploi.
Les enfants de Fillon avaient fait des études de droit, l'un d'eux a d'ailleurs obtenu son diplôme d'avocat l'année suivante.
Ils avaient donc des compétences utiles pour aider leur père dans ses missions parlementaires.
Il ne s'agit pas d'emplois fictifs.
Or, c'est là-dessus que Fillon est attaqué.
Certains s'étonnent aussi que Pénélope Fillon n'avait pas de badge pour accéder à l'Assemblée, ni d'adresse e-mail personnalisée.
J'ai travaillé durant 5 ans à l'Assemblée (entre 2002 et 2007), j'avais évidemment un badge pour accéder à mon lieu de travail, mais ce n'était pas le cas de tous mes collègues de circonscription.
Je n'ai par ailleurs jamais eu d'adresse e-mail professionnelle à mon nom : j'ai toujours utilisé l'adresse des parlementaires pour lesquels j'ai travaillé.
Autres questions légitimes que se posent beaucoup de gens : pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle été rémunérée par le suppléant de François Fillon ?
A quel travail est-ce que cela correspond ?
Pourquoi un salaire si élevé ?
Lorsqu'un parlementaire devient ministre, il conserve un lien avec le territoire d'où il est originaire.
Les collaborateurs du suppléant devenu député font souvent le lien et la navette entre la circonscription et le ministère.
Et Pénélope Fillon a pu être d'autant plus sollicitée dans ce cadre que l'agenda de son mari le rendait beaucoup moins disponible.
Le suppléant de François Fillon était par ailleurs peut-être davantage présent en circonscription qu'à Paris, n'ayant pas forcément les mêmes ambitions et appétences pour le travail législatif que son précédecesseur.
Enfin, un élément important : jusqu'en 2012, les députés pouvaient conserver le reliquat du crédit collaborateurs qui leur était attribué.
Cet argent ne serait donc pas resté dans les caisses de l'Assemblée.
Ceux qui demandent à Pénélope Fillon de "rendre l'argent" ignorent manifestement qu'il s'agirait de le rendre... à François Fillon lui-même.
Mais alors, pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle dit qu'elle ne travaillait pas et ne s'était jamais mêlée de politique ?
Peut-être simplement parce qu'elle ne considérait pas son action comme un travail, mais comme un engagement aux côtés de son mari.
Il n'empêche que si elle n'avait pas été là, toutes les tâches qu'elle a accomplies auraient dû l'être par quelqu'un d'autre.
En outre, un attaché parlementaire ne fait pas de politique : il travaille dans le domaine politique, mais c'est le parlementaire qui fait de la politique. Pas ses collaborateurs.
Posons-nous maintenant la question de l'orchestration de cette affaire politico-médiatique :
- le mercredi 25 janvier, le Canard Enchaîné publie un article
- le jeudi 26 janvier, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire
- le vendredi 27 janvier, ce même parquet auditionne plusieurs témoins
Une vitesse absolument stupéfiante !
Pour rappel, le parquet national financier a été créé par Christiane Taubira en 2014, qui y a placé ses amis : le procureur du PNF, Eliane Houlette, était commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires.
Elle doit son incroyable et fulgurante promotion au Garde des Sceaux de l'époque, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints et vice-procureurs parmi ses très proches (Michel Pelegry, Ulrika Delaunay-Weiss, Patrice Amar, Monica d'Onofrio...).
Rappelons aussi qu'en France, le parquet (a fortiori le parquet national financier) n'est pas indépendant du pouvoir exécutif : les procureurs dépendent directement du ministre de la Justice, ce qui est d'ailleurs pointé du doigt par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
La vitesse avec laquelle le parquet s'est jeté sur François Fillon ne manquera pas d'interpeller tous ceux qui déplorent les lenteurs habituelles de la Justice. La perquisition de l'Assemblée nationale qui a eu lieu hier après-midi relève là encore de l'exceptionnel.
Parallèlement, quand des journalistes publient dans le livre "Nos très chers émirs" des accusations nominatives de corruption envers un ministre du Gouvernement, le même parquet reste curieusement muet.
Pourquoi une telle différence de traitement ?
Face à cette situation, je suis persuadé de l'impossibilité pour Pénélope Fillon de ne pas avoir participé au travail parlementaire de son mari.
Son travail n'a pas été fictif, et il dure depuis 35 ans.
Je suis aussi persuadé que cette opération de déstabilisation a été sciemment préparée et orchestrée.
Je n'ai pas voulu croire à une machination envers DSK en 2011, ses propres turpitudes étant suffisantes pour provoquer la chute d'un candidat annoncé par tous comme le prochain président français.
La similitude de l'acharnement qu'il a subi alors, avec l'acharnement subi aujourd'hui par François Fillon, fait naître le doute.
Les mêmes officines semblent à l’œuvre.
D'ailleurs, ce sont les mêmes qui en furent et en seraient les grands bénéficiaires : François Hollande et ses proches, du PS à Macron.
Et toute cette agitation éloigne les citoyens de ce qui devrait nous préoccuper à titre principal : la situation de la France, qui compte un nombre record de chômeurs, dont la Dette n'a jamais été aussi élevée, et qui n'offre aux jeunes générations que le choix entre le déclassement ou l'émigration.
Voilà pourquoi je continue plus que jamais à soutenir François Fillon.
Parce que le projet qu'il porte me semble nécessaire pour redresser notre pays.
Parce qu'il faut desserrer l'étau de l'étatisme.
Parce qu'il faut permettre à chacun de travailler davantage s'il le souhaite pour gagner davantage.
Parce qu'il faut améliorer le financement et la couverture maladie de notre assurance sociale.
Parce que la France doit redevenir un interlocuteur crédible sur la scène internationale.
Et parce que je ne suis pas dupe du matraquage médiatique actuel.
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